Vous venez de vous déclarer en auto-entrepreneur. Vous avez votre numéro SIRET, votre assurance, votre outillage. Vous cherchez vos premiers clients. La question du site internet surgit, et vous vous dites : “Je m’en occuperai plus tard, quand j’aurai le temps.”
Ce “plus tard” coûte des chantiers chaque semaine. En France, plus de 80% des particuliers cherchent un artisan sur Google avant de passer le moindre appel. Sans site, ces prospects partent directement chez un concurrent qui s’est mis en ligne. Le statut auto-entrepreneur n’y change rien : Google ne voit pas votre régime juridique, il voit si vous avez un site ou non.
Mais créer un site d’artisan auto-entrepreneur pose des questions spécifiques que les articles génériques n’abordent pas. Quelles mentions légales êtes-vous obligé d’afficher ? Faut-il mentionner votre TVA ? Que faire quand vous n’avez pas encore de réalisations à montrer ? C’est ce que cet article explique, point par point.
Les auto-entrepreneurs artisans en France : qui vous êtes, ce que ça représente
Avant d’aborder le site lui-même, un cadrage sur votre situation.
Fin 2023, on comptait en France plus de 79 000 auto-entrepreneurs actifs dans le gros oeuvre et plus de 118 000 dans les travaux de finition, selon les données de l’URSSAF. Le secteur du BTP est l’un de ceux où le nombre d’auto-entrepreneurs a le plus progressé ces dernières années, avec une hausse de 5 à 7% par an selon les métiers.
Ce que cela signifie concrètement pour vous : vous n’êtes pas seul sur votre zone. Des dizaines d’artisans dans le même périmètre proposent les mêmes services. La visibilité en ligne est devenue un critère de sélection au même titre que le bouche-à-oreille.
Le plafond de chiffre d’affaires en 2026
Pour les artisans du bâtiment en auto-entrepreneur (prestations de services artisanales), le plafond de chiffre d’affaires annuel est de 83 600 euros à partir de 2026, contre 77 700 euros les années précédentes. Si vous dépassez ce seuil deux années consécutives, vous basculez automatiquement hors du régime micro-entreprise.
Un site internet qui vous ramène 2 à 3 chantiers supplémentaires par mois peut vous amener à dépasser ce plafond plus tôt que prévu. C’est une bonne nouvelle : cela signifie que votre activité se développe. La section sur l’évolution du statut, plus bas dans cet article, explique ce qu’il faut faire à ce moment-là.
Ce que représente 900 euros dans ce contexte
Un site à 900 euros représente 1,08% du plafond annuel de 83 600 euros. Autrement dit, un seul chantier facturé entre 1 500 et 3 000 euros rembourse intégralement l’investissement. Pour la grande majorité des artisans du bâtiment, c’est moins d’une journée de travail facturée.
Faut-il vraiment un site internet quand on est artisan auto-entrepreneur ?
La réponse est oui, mais un site simple suffit largement au démarrage.
Un site de 4 à 5 pages fait le travail pendant vos deux premières années d’activité : une page d’accueil, une page de services, une page contact, une page mentions légales, et si vous avez des réalisations à montrer, une galerie.
Inutile de viser la perfection dès le premier mois. Un site sobre, correctement rempli, avec vos coordonnées claires et votre zone d’intervention, vous met déjà en position de capter des prospects que vous n’auriez jamais touchés autrement.
La distinction à faire : pendant les premières années, votre site sert surtout à vous rendre crédible quand quelqu’un vous trouve, que ce soit par le bouche-à-oreille, les réseaux sociaux, ou un premier résultat Google. À partir de la deuxième ou troisième année, avec des réalisations, des avis et un contenu enrichi, il commence à générer du trafic de recherche de façon autonome.
Démarrer tôt vous donne une longueur d’avance sur ce second objectif.
Les 4 mentions légales obligatoires sur votre site artisan auto-entrepreneur
C’est la valeur centrale de cet article. La plupart des guides sur la création de site artisan ignorent ces obligations légales. Or, les omettre expose à des sanctions et surtout, elles rassurent vos prospects.
1. Votre numéro SIRET
L’article L441-1 du Code de Commerce impose à tout professionnel de mentionner son numéro d’immatriculation sur ses supports commerciaux, y compris son site internet.
Votre SIRET est composé de 14 chiffres : les 9 chiffres de votre SIREN suivis de 5 chiffres identifiant votre établissement. Affichez-le sans tirets, dans son format complet.
Où le placer : sur votre page contact, dans le pied de page de votre site, et sur votre page mentions légales. Ces trois emplacements suffisent.
Ce que ça change pour vos prospects : un SIRET visible signale immédiatement que vous êtes un professionnel déclaré, vérifiable sur le registre Sirene. Pour un particulier qui reçoit plusieurs devis d’artisans, c’est un signal de confiance qui pèse dans sa décision.
2. L’assurance décennale ou la responsabilité civile professionnelle
Pour les artisans du bâtiment, l’assurance décennale est une obligation légale depuis la loi Spinetta de 1978. Elle couvre les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage pendant 10 ans après la réception des travaux.
Sur votre site, vous devez afficher : le nom de votre assureur, le numéro de votre contrat d’assurance, et la couverture géographique (généralement “France métropolitaine”). Ces informations figurent sur votre attestation d’assurance, que votre assureur vous remet en début d’année ou sur demande.
L’emplacement idéal : la page contact et le bas de chaque page de services. Un prospect qui envisage de vous confier une rénovation ou une extension cherche activement cette information avant de vous appeler.
L’impact sur votre conversion est direct. Voyez comment un particulier prend sa décision : il compare trois artisans en ligne. Deux ont un site propre sans mention d’assurance. Le troisième affiche son nom d’assureur et son numéro de contrat. Le troisième artisan reçoit l’appel. La transparence sur la décennale est l’un des signaux les plus forts de sérieux que vous pouvez envoyer.
Pour obtenir votre attestation : contactez votre assureur et demandez explicitement l‘“attestation d’assurance décennale à afficher sur site internet”. La plupart des assureurs la génèrent en quelques jours.
3. La mention TVA : “TVA non applicable, art. 293 B du CGI”
Ce point est source de confusion fréquente pour les auto-entrepreneurs : en régime de micro-entreprise, vous bénéficiez de la franchise en base de TVA tant que votre chiffre d’affaires ne dépasse pas certains seuils.
En 2026, pour les artisans du bâtiment (prestations de services artisanales), ce seuil est de 83 600 euros. Sous ce seuil, vous ne facturez pas de TVA et vous n’avez pas de numéro de TVA intracommunautaire à afficher sur votre site.
La mention à inscrire sur vos devis et vos factures : “TVA non applicable, art. 293 B du CGI”. Cette mention n’est pas strictement obligatoire sur votre site web, mais elle est indispensable sur vos documents commerciaux et constitue une bonne pratique sur votre site pour éviter les questions de vos clients.
Si vous dépassez le seuil et basculez dans le régime réel, vous obtenez un numéro de TVA intracommunautaire (au format FR + 2 clés + 9 chiffres de SIREN). Vous devez alors l’afficher dans vos mentions légales et sur tous vos documents commerciaux.
4. La page mentions légales
Cette page est légalement obligatoire pour tout site web professionnel en France, en vertu de la loi pour la Confiance dans l’Economie Numérique de 2004. Elle doit être accessible depuis le pied de page de chaque page de votre site.
Son contenu minimal : votre nom et prénom (ou raison sociale si vous opérez sous un nom commercial), votre adresse (peut être votre domicile si c’est votre adresse professionnelle déclarée), votre numéro SIRET, votre numéro de téléphone, votre adresse email, et le nom, l’adresse et le numéro de téléphone de votre hébergeur.
La bonne nouvelle : les constructeurs de sites comme Hostinger, IONOS et Wix proposent souvent un générateur de mentions légales directement dans leur interface. Vous remplissez un formulaire et la page est générée automatiquement. Comptez 15 minutes pour créer cette page correctement.
Peut-on facturer et encaisser des acomptes via son site en auto-entrepreneur ?
C’est une question que beaucoup d’artisans auto-entrepreneurs se posent mais que peu d’articles abordent clairement.
La réponse est oui, avec quelques précisions importantes.
Les acomptes par virement ou chèque
La façon la plus simple et la plus courante : votre formulaire de contact permet au client de vous contacter, vous lui envoyez un devis, et vous lui demandez un acompte (généralement 30% à la signature du devis) par virement bancaire ou chèque. Pas besoin de fonctionnalité de paiement en ligne pour ça. Cette approche convient à la grande majorité des artisans du bâtiment.
Le paiement en ligne : possible mais peu utile pour un artisan
Des solutions comme Stripe, SumUp ou PayPal permettent d’intégrer un bouton de paiement sur votre site. En tant qu’auto-entrepreneur, vous pouvez légalement encaisser des paiements en ligne : votre statut ne s’y oppose pas.
En pratique, peu d’artisans du bâtiment en ont besoin. Vos chantiers se négocient en face à face, vos devis se discutent par téléphone, et vos clients préfèrent généralement un virement ou un chèque pour des montants de 1 000 à 15 000 euros. Le paiement en ligne est plus adapté à des prestations standardisées et à faible montant.
Si vous souhaitez malgré tout proposer le paiement en ligne pour des petites interventions (débouchage, petite réparation, urgence), assurez-vous que les frais de transaction (généralement 1,5 à 2,9% par transaction) sont répercutés dans vos tarifs.
Pourquoi afficher votre assurance décennale convertit plus de prospects
Cette section mérite un développement à part, parce que l’impact est sous-estimé par la quasi-totalité des artisans.
La plupart des sites artisans sont construits autour des mêmes éléments : nom de l’entreprise, liste des prestations, quelques photos, un formulaire de contact. Ce que très peu affichent : la preuve concrète qu’ils sont assurés.
Un particulier qui fait rénover sa salle de bain pour 8 000 euros, agrandir sa maison pour 50 000 euros, ou refaire sa toiture pour 15 000 euros n’engage pas cette somme à la légère. Il cherche des signaux de sérieux. L’assurance décennale en est un parmi les plus importants.
Voici ce qui se passe concrètement quand vous l’affichez : vous vous différenciez de 90% de vos concurrents en ligne qui ne le font pas. Vous éliminez une objection silencieuse (le prospect se pose la question mais ne la pose pas toujours à voix haute). Vous signalez que vous travaillez dans les règles, sans avoir à le dire explicitement.
Pour rendre l’affichage efficace, ne vous contentez pas d’une phrase vague du type “nous sommes assurés”. Mentionnez votre assureur par son nom (Allianz, Maaf, Groupama, etc.), votre numéro de contrat, et la période de validité. Ces détails précis sont plus convaincants qu’une formulation générique.
Un exemple d’affichage sur votre page contact :
Assuré en responsabilité décennale : [Nom de votre assureur], contrat n° XXXXXX, valable jusqu’au 31/12/2026. Attestation disponible sur demande.
Cette seule ligne, placée juste sous votre formulaire, change la perception que vos prospects ont de vous.
Quel budget pour démarrer quand on est en auto-entrepreneur artisan
Voici les chiffres réels, sans arrondi optimiste.
Les constructeurs de sites proposent des formules d’entrée très accessibles. IONOS lance régulièrement des offres à 1 euro par mois pour la première année. Hostinger est à 2,99 euros par mois sur les formules longue durée. Wix démarre autour de 9 euros par mois.
Le nom de domaine est souvent inclus dans ces offres la première année (valeur : 10 à 15 euros par an).
Budget total sur 12 mois : entre 12 et 36 euros selon la plateforme et le plan choisi. À partir de la deuxième année, comptez entre 50 et 100 euros par an.
Ce que ces montants représentent en pratique : si votre site vous apporte un seul nouveau client dans l’année, il est rentabilisé 20 à 50 fois selon votre panier moyen.
Le rapport au plafond auto-entrepreneur
Avec un plafond de 83 600 euros en 2026, un site à 900 euros (option freelance) représente 1,08% de votre chiffre d’affaires annuel maximum. Un site DIY à 100 euros par an représente 0,12% de ce plafond. Dans les deux cas, le coût est marginal par rapport à ce que vous pouvez générer.
Le principe à retenir : un site à 1 euro par mois en ligne vaut infiniment plus qu’un site “parfait” en réflexion depuis 6 mois. La perfection est l’ennemie du démarrage.
Pour comparer les plateformes selon votre situation, notre page comparatif des solutions pour artisans du bâtiment détaille les avantages et inconvénients de chaque constructeur, avec les tarifs réels en 2026.
Vous préférez déléguer la création ? Demandez un devis gratuit : site en ligne en 7 à 10 jours, à partir de 900 euros, avec toutes les mentions légales intégrées.
Ce que doit contenir votre site quand vous n’avez pas encore de réalisations
C’est la question que pose presque tout artisan qui se lance : comment créer un site crédible sans photos de chantier, sans avis clients, sans historique ?
La réponse est rassurante : un site sans réalisations peut tout à fait convaincre si les informations de base sont complètes et bien présentées.
La page d’accueil doit répondre à trois questions en moins de 5 secondes : qui vous êtes, ce que vous faites, et où vous intervenez. Une phrase claire du type “Maçon auto-entrepreneur à Angers et dans un rayon de 30 km, spécialisé en rénovation de murs et extensions” vaut mieux que n’importe quelle formulation floue. Ajoutez votre SIRET et la mention de votre assurance décennale, bien visibles.
La page “Mes services” : listez vos prestations précisément. Pas besoin de photos pour ça. “Réfection de joints, reprise de linteaux, création d’ouvertures, maçonnerie traditionnelle” est une liste concrète qui aide le prospect à vérifier que vous faites bien ce dont il a besoin.
La page contact : numéro cliquable, formulaire à 4 champs maximum, délai de réponse affiché. Notre article sur la page contact parfaite pour un artisan détaille chaque élément.
La page mentions légales : obligatoire, 15 minutes à rédiger avec un générateur intégré.
Ce que vous ajouterez progressivement : photos de chantiers, avis Google (demandez-les à vos premiers clients dès que les travaux sont terminés), pages locales pour votre ville et votre département.
Conseil spécifique pour le démarrage : si vous avez réalisé des travaux pour des proches, des voisins ou en tant que salarié avant de vous déclarer, demandez-leur l’autorisation de photographier et de publier ces réalisations sur votre site. Précisez que leur nom ne sera pas mentionné si ils préfèrent. Beaucoup acceptent. Une galerie de 6 à 8 photos de chantiers réels, même informels, change radicalement la crédibilité de votre site.
Notre guide complet pour créer votre site artisan étape par étape vous accompagne pour chaque page, avec des modèles de texte adaptés à votre métier.
Les aides disponibles pour créer votre site artisan en auto-entrepreneur
Peu d’artisans connaissent les dispositifs qui peuvent financer ou réduire le coût de leur présence numérique. En voici cinq concrets.
L’ACRE (Aide à la Création et à la Reprise d’Entreprise)
Si vous avez créé votre micro-entreprise récemment et remplissez les conditions d’éligibilité (demandeur d’emploi, bénéficiaire de minima sociaux, moins de 26 ans, etc.), l’ACRE vous permet de bénéficier d’une exonération de 50% sur vos cotisations sociales pendant environ 12 mois. Depuis le 1er janvier 2026, la demande d’ACRE n’est plus automatique : vous devez la déposer explicitement dans les 60 jours suivant votre déclaration d’activité. Cette économie sur vos charges peut représenter plusieurs centaines d’euros, partiellement allouables à la création de votre site.
Attention : à partir du 1er juillet 2026, le taux d’exonération ACRE baissera à 25% (au lieu de 50%). Si vous créez votre entreprise avant cette date, les conditions actuelles s’appliquent pendant toute la durée de votre ACRE.
Le FAFCEA (Fonds d’Assurance Formation des Chefs d’Entreprise Artisanale)
Le FAFCEA finance des formations pour les artisans, y compris des formations liées à la présence numérique : création de site web, référencement local, communication en ligne. La prise en charge peut atteindre 80 euros de l’heure dans la limite de 4 800 euros par an pour le parcours individualisé. Les demandes doivent être déposées avant le début de la formation. Renseignez-vous auprès de votre FAFCEA régional ou de votre CMA.
France Num
France Num propose aux TPE et artisans une subvention couvrant 40% des dépenses de numérisation éligibles, pour un montant compris entre 800 et 4 000 euros HT. Cela peut s’appliquer à la création de votre site et à votre référencement. Vérifiez votre éligibilité sur francenum.gouv.fr selon votre département et votre secteur d’activité.
La Chambre de Métiers et de l’Artisanat (CMA)
Votre CMA propose souvent des accompagnements numériques gratuits ou à tarif réduit pour les artisans qui se lancent. Certaines CMA régionales organisent des ateliers de création de site ou ont des partenariats avec des prestataires web locaux. Contactez votre CMA départementale pour connaître l’offre disponible près de chez vous.
La déductibilité fiscale
Les dépenses liées à votre présence numérique sont des charges professionnelles : hébergement de site, nom de domaine, prestation de création de site. Conservez toutes vos factures. En régime micro-entreprise, la déduction ne fonctionne pas de la même façon qu’en régime réel, mais ces dépenses peuvent être déduites si vous basculez vers un régime réel à terme. Demandez conseil à votre comptable ou à votre CMA sur les modalités exactes selon votre situation.
Que faire de votre site quand vous passez en SASU ou EURL ?
Si votre activité se développe et que vous dépassez le plafond auto-entrepreneur, ou si vous souhaitez évoluer vers une structure sociétaire, votre site internet n’est pas perdu. Voici ce qu’il faut faire.
Ce qui change obligatoirement
Lors de votre passage en SASU, EURL ou SAS, vous créez une nouvelle entité juridique (la micro-entreprise est fermée, une société est créée). Votre numéro SIRET change. Votre numéro de TVA intracommunautaire apparaît (vous sortez de la franchise en base de TVA). Votre raison sociale évolue.
Tous ces éléments doivent être mis à jour sur votre site dans les plus brefs délais : page mentions légales, pied de page, page contact, devis en ligne si vous en proposez.
Ce qui ne change pas : votre référencement
La bonne nouvelle : si vous conservez votre nom de domaine (ce que vous devez faire absolument), votre référencement Google n’est pas affecté. Les positions accumulées sur vos mots-clés locaux (“plombier Rennes”, “maçon Bordeaux”) restent acquises. Les avis Google de votre fiche Google Business Profile suivent votre activité si vous mettez à jour le profil avec les nouvelles informations de la société.
Ce qui peut perturber votre SEO : changer de nom de domaine (ne le faites pas), ou supprimer des pages sans mettre en place de redirections 301. Si vous refaites entièrement votre site à l’occasion du changement de statut, assurez-vous que chaque ancienne URL redirige vers la nouvelle URL correspondante.
Ce que vous pouvez conserver sans modification
Le contenu de vos pages, vos photos de chantier, vos textes, vos pages locales. Tout ce qui relève de votre expertise métier reste valide. Seules les informations légales et commerciales liées à votre statut juridique doivent être mises à jour.
Notre diagnostic de site artisan vous permet de vérifier si votre site est correctement configuré après un changement de statut.
Questions fréquentes
Un auto-entrepreneur artisan peut-il créer son site lui-même ?
Oui, et c’est ce que font la majorité des artisans qui démarrent. Les constructeurs de sites modernes (Hostinger, IONOS, Wix) sont conçus pour des non-techniciens. Avec un dimanche après-midi, vous pouvez mettre en ligne un site fonctionnel de 4 pages. La limite vient non pas de la technique, mais du contenu : savoir quoi écrire sur chaque page, comment structurer les textes pour le référencement, quels éléments inclure pour convertir les visiteurs. C’est là que notre guide complet de création de site pour artisans vous aide concrètement.
Quelle adresse mettre sur son site quand on travaille depuis son domicile ?
Votre adresse professionnelle déclarée, même si c’est votre domicile. C’est l’adresse que vous avez communiquée lors de votre déclaration d’auto-entrepreneur à l’INPI. Si vous avez opté pour la domiciliation à la CMA ou chez un prestataire de domiciliation, c’est cette adresse qui figure sur vos mentions légales. Si vous préférez ne pas afficher votre adresse personnelle de façon trop visible, mentionnez-la uniquement sur la page mentions légales (obligatoire) et indiquez plutôt votre zone d’intervention sur la page contact (“j’interviens dans un rayon de 40 km autour de Bordeaux”).
Faut-il attendre d’avoir des photos de chantier avant de mettre son site en ligne ?
Non, et c’est l’une des erreurs les plus coûteuses. Chaque semaine sans site est une semaine où des prospects potentiels partent chez vos concurrents. Un site sans photos mais avec vos informations complètes, votre SIRET, votre assurance et vos prestations listées clairement est infiniment plus utile qu’un site inexistant. Ajoutez vos photos progressivement, au fil de vos chantiers. La première photo de chantier que vous publiez améliore votre site. L’absence de site ne s’améliore jamais.
Peut-on changer de site plus tard sans perdre son référencement ?
Oui, à condition de conserver votre nom de domaine. C’est le seul actif SEO qui compte vraiment dans cette transition. Vous pouvez migrer de Wix vers Hostinger, changer de constructeur, refaire entièrement votre design, sans perdre votre référencement Google, à condition que votre adresse web reste la même. Les pages qui ont accumulé des positions dans les résultats Google les conservent si les URL restent identiques ou si vous mettez en place des redirections 301.
Mon site doit-il être en français uniquement ?
Pour un artisan qui travaille en France, oui. Le référencement local fonctionne sur des requêtes en français (“maçon rénovation Lyon”, “plombier urgence Nantes”). Un contenu multilingue est inutile et peut même diluer vos signaux SEO. Concentrez toute votre énergie sur un contenu français de qualité, pensé pour les requêtes de vos prospects locaux. Si vous avez des clients anglophones dans votre zone (expatriés, notamment en Bretagne ou sur la Côte d’Azur), une mention courte en anglais sur la page contact suffit.
Ce que vous faites maintenant, ce que vous ajouterez ensuite
Créer votre site en tant qu’artisan auto-entrepreneur ne demande pas d’être parfait dès le premier jour. Voici l’ordre de priorité.
Dès le démarrage : page d’accueil avec votre métier et zone d’intervention, page de services, page contact avec SIRET et assurance décennale, page mentions légales avec la mention “TVA non applicable, art. 293 B du CGI” sur vos documents commerciaux. Ces quatre pages vous mettent en ligne de façon légale et crédible.
Dans les trois premiers mois : demandez des avis Google à chaque client satisfait, publiez vos premières photos de chantier, enrichissez le texte de vos pages avec des détails sur vos prestations.
À partir de la première année : travaillez des pages locales (votre ville, votre département), envisagez un blog ou des guides, affinez votre référencement sur des requêtes spécifiques à votre métier.
Si vous passez en société : mettez à jour vos mentions légales, votre SIRET, et votre numéro de TVA sans changer de nom de domaine.
Pour comparer les plateformes et choisir celle adaptée à votre budget et votre niveau technique, notre comparatif des solutions pour artisans du bâtiment vous donne les informations décisives.
Vous préférez que quelqu’un s’occupe de tout, de la structure au contenu en passant par les mentions légales ? Demandez un devis gratuit : site en ligne en 7 à 10 jours, adapté à votre statut auto-entrepreneur, avec toutes les mentions obligatoires intégrées dès le départ.
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